Introduction
Dans ce film, Le Hérisson, il y a beaucoup de références culturelles,
surtout japonaises et chinoises, mais aussi de classiques de la littérature et
des métaphores picturales qui nous aident à comprendre plus profondément le
personnage de Paloma et comme elle perçoit les autres.
La peinture de Paloma
Paloma va se suicider le jour de son 13 º anniversaire et pour porter le
compte, elle fait quelques quadrillages dans le mur pour chaque jour qui lui
reste avant de se suicider. Elle remplit ces 165 quadrillages chaque jour avec
un dessin. Dans celles-ci elle peint:
-Des poissons dans un bocal, Paloma croit que la vie est une farce comme un
bocal, "Les gens croient convoiter et poursuivre des étoiles, mais ils
finissent comme poissons de couleurs dans un bocal".
-Le mot "SHE" qui signifie un
serpent en chinois, considéré bon pour le genre féminin et relatif à la
sagesse; ou une femme en anglais.
-Le yin et le yang, sont utilisés pour représenter ou pour s'est rapportée à
la dualité de tout l'existant dans l'univers. L'yin est le principe féminin, la
terre, l'obscurité, la passivité et l'absorption. L'yang est le principe
masculin, le ciel, la lumière et l'activité.
-Un ouroboro est un serpent qui se mord la
queue, il symbolise le cycle éternel des choses et aussi l'effort éternel ou
bien l'effort inutile, puisque le cycle recommence à commencer malgré les
actions pour lui empêcher.
-Une grenouille qui au Japon signifie un indice de bonnes nouvelles,
associée avec la joie et le bonheur, elle symbolise la chance et les bons
augures.
-Un œil est un symbole de connaissance, de providence et d'orientation
divine. L'œil est un symbole puissant qui représente la sagesse et la nécessité
de protection.
-Les larmes représentent les larmes de Renée, mais aussi la dépression de
Paloma.
Paloma réalise une animation d'un hérisson qui représente madame Michel.
Dans laquelle, le hérisson sort par une porte et se met à un trou, en montrant comment
Renée s'isole du monde.
De plus, elle dessine Kakuro près d'un chêne, puisque comme il mentionne
d'avance : "Moi, je crois au rayonnement et à la sensibilité d'un chêne".
Alors, a fortiori, je crois à ceux d'un
chat", en montrant ainsi, que Kakuro est comme un chêne auquel s'attribue
de la force, de la noblesse, de la sagesse et de la valeur.
La culture japonaise
La culture japonaise est présente pendant
tout le film, surtout depuis l'arrivée de Kakuro. Nous voyons par exemple, le
jeu chinois de go, très connu en Asie orientale. Ce jeu comme Paloma bien dit:
"ce n'est pas un équivalent des échecs, aux échecs, il faut tuer pour
gagner, alors qu'un des plus beaux aspects du jeu de go, c'est que pour gagner,
il faut vivre, mais aussi laisser vivre son adversaire. La vie et la mort n'y sont
que la conséquence d'une construction bien ou mal bâtie. Et ce qu'il compte,
c'est de bien construire." Dans ce jeu ce qu'il compte est la stratégie
pour réussir à comprendre une plus grande superficie avec tes fiches que ton
adversaire.
Il apparaît aussi, le film "Les sœurs Munakata" dont le directeur
est Ozu Yasujiro. Ce film représente à une femme forte et intelligente et le
rejet de l'amour idéalisé pour pouvoir faire sa propre vie de forme
indépendante. Cela peut-être, soyez l'avance de ce qui arrivera à la fin du
film, donc Kakuro et Renée ne finissent pas ensemble.
D'un autre côté, nous voyons des coutumes japonaises comme s'asseoir sur
des coussins, écouter de la musique dans les cabinets et manger avec des baguettes,
et dans le cas dont il s'agit d'une soupe, toujours en aspirant.
Les livres
Les livres sont très importants dans le film, puisque la concierge les
utilise comme moyen d'évasion, une cachette pour s'éloigner de la réalité. Elle
pense qu'elle est heureux dans sa cachette mais Kakuro apparaît et il lui
montre que la vie est vivre ta propre histoire. Ce sont aussi les livres ceux
qui les unissent. Kakuro, se rend aussi compte que son chat s’appelle Léon par
l'écrivain, León Tolstoï. Par cela, il lui offre une édition collectionneur de
"Anna Karénine". À la fin du film, quand Renée est morte, Kakuro lui
donne ce roman à Paloma.
Le curieux est que ce livre réalise une critique contre l'aristocratie, en
montrant une hypocrisie générale à l'intérieur de cela, comme les parents de
Paloma font. Ils sont des gauches en face de les autres, mais en réalité ils ne
le sont pas. Cette histoire s'agit aussi sur la recherche du bonheur. La
protagoniste, Anna Karénine, après un mariage échoué par le manque de l'amour à
son mari et une fille avec le même, elle tombe irrémédiablement amoureuse d'autre
homme. Tout cela lui apporte plus de douleur, et finalement elle finit par se
suicider. Est-ce que Paloma reconsidère l’idée du suicide après avoir lu cette
histoire? Ou au contraire, renforce ce livre son idée de ne pas vivre, puisque
la vie apporte seulement une souffrance? À mon avis, Paloma ne va pas se suicider, puisqu'elle a vu que la vie vaut
la peine quand elle a trouvé des personnes différentes. Bien que, le joli de
cette histoire est que chacun peut s'imaginer sa propre fin.







